Nigeria : 399 fusils saisis dans une cargaison au port de Tin Can

Les autorités nigérianes ont mis au jour une importante cargaison d’armes au port de Tin Can Island, à Lagos. Le Nigeria Customs Service (NCS) a annoncé, dimanche 9 août, avoir achevé l’assemblage et l’examen détaillé d’un lot saisi quelques jours plus tôt. Au total, 399 fusils Jojef entièrement assemblés ont été découverts, ainsi qu’un important stock de pièces détachées.

L’opération fait suite à une première annonce du contrôleur général des douanes, Adewale Adeniyi, le 6 août. Les agents avaient alors intercepté un conteneur qui dissimulait plusieurs caisses contenant des composants d’armes démontés. Les premières vérifications avaient permis de les identifier comme des éléments destinés à l’assemblage de fusils Jojef à pompe.

L’inventaire réalisé après l’examen complet de la cargaison a permis de recenser plusieurs dizaines de pièces supplémentaires. Les douanes ont notamment retrouvé 89 carcasses, 16 boucliers thermiques, 10 goupilles de détente, trois pistons, 25 tenons de verrouillage et 80 leviers d’armement. Le lot comprenait également 39 vis de poignée-pistolet, 34 ressorts, 57 ensembles de détente, 66 loquets de garde-main, 45 garde-mains, quatre poignées-pistolet et cinq canons.

Pour les autorités nigérianes, cette saisie intervient dans un contexte particulièrement sensible. Le pays se prépare à un nouveau cycle électoral et les services de sécurité redoutent que des réseaux criminels profitent de cette période pour faire entrer des armes et d’autres produits interdits sur le territoire.

« Nous entrons dans un cycle électoral majeur et nous savons qu’à cette période, des individus du milieu criminel chercheront à utiliser nos frontières, nos ports et nos aéroports pour faire entrer ce type de marchandises », avait déclaré Adewale Adeniyi. Le responsable a promis un renforcement des contrôles afin d’empêcher ces réseaux de parvenir à leurs fins.

Le Nigeria Customs Service entend désormais renforcer ses opérations fondées sur le renseignement et accroître la surveillance des frontières. La coopération avec les autres agences de sécurité doit également permettre de mieux identifier les filières impliquées dans le trafic d’armes.

Parmi les partenaires mobilisés figure le National Centre for the Control of Small Arms and Light Weapons (NCCSALW), placé sous l’autorité du conseiller à la sécurité nationale. Cette structure doit recevoir les armes saisies après leur inventaire et leur évaluation.

Les autorités veulent ainsi empêcher que ces équipements ne se retrouvent sur le marché clandestin. Elles promettent également de poursuivre les investigations afin d’identifier les responsables de l’importation et de démanteler les réseaux impliqués dans cette tentative de trafic.

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