Personne n’est totalement à l’abri d’une cyberattaque. Un simple clic sur un lien frauduleux, un mot de passe trop facile à deviner ou la transmission de quelques données personnelles peuvent suffire à compromettre un compte. Face à la multiplication des attaques, certains réflexes permettent toutefois de réduire considérablement les risques.
Selon une étude de Surfshark publiée en juillet, la France figure au deuxième rang mondial des pays les plus touchés par les fuites de données. Une situation qui illustre l’ampleur croissante de la menace pour les particuliers comme pour les organisations.
Pour limiter les risques, plusieurs mesures de base sont recommandées. « Faire des sauvegardes est un premier point important. Il faut aussi avoir des mots de passe qui soient robustes. Il faut enfin éviter les pièces jointes quand on n’est pas certain de l’expéditeur », explique Thierry Berthier, chercheur et enseignant en cybersécurité.
Ne pas céder à l’urgence
Les cybercriminels utilisent fréquemment le sentiment d’urgence pour pousser leurs victimes à agir sans vérifier l’information. Un message annonçant le blocage imminent d’un compte, la perte d’un colis ou une facture impayée doit donc inciter à la prudence.
« Quand on vous dit : “attention, c’est vraiment très urgent”, […] il faut surtout ne rien faire », conseille Thierry Berthier. Il recommande de privilégier ce qu’il appelle la « double authentification manuelle ». Le principe consiste à contacter directement l’organisme concerné, par exemple sa banque, afin de vérifier la demande avant toute action.
Il est ainsi préférable de ne pas utiliser le numéro de téléphone ou le lien fourni dans un message suspect. En cas de doute, il faut rechercher soi-même les coordonnées officielles de l’établissement concerné et le contacter directement.
Que faire après une compromission ?
Même avec toutes les précautions nécessaires, une compromission reste possible. Dans ce cas, il est important de réagir rapidement. Le spécialiste recommande notamment de déposer plainte et de conserver les preuves disponibles.
Les captures d’écran des messages reçus, des échanges avec les cybercriminels ou des opérations suspectes peuvent notamment être utiles aux enquêteurs. Il convient également de modifier rapidement les mots de passe concernés et de sécuriser les autres comptes qui utilisent les mêmes identifiants.
Sauvegardes régulières, mots de passe solides, vigilance face aux pièces jointes et vérification systématique des demandes urgentes constituent ainsi une première ligne de défense accessible à tous. En matière de cybersécurité, quelques secondes de prudence peuvent parfois éviter des conséquences importantes.
