L’épidémie d’Ébola continue de progresser en République démocratique du Congo. Face à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a actualisé ses recommandations temporaires destinées aux États membres afin de renforcer la surveillance et la réponse à la maladie.
Les nouvelles orientations concernent notamment la surveillance épidémiologique, la détection rapide des cas suspects et leur investigation. L’OMS insiste également sur la prévention de la transmission et sur la mobilisation des communautés, considérée comme un élément essentiel de la riposte.
Dans son évaluation, l’OMS considère la République démocratique du Congo comme le seul pays présentant actuellement un risque « très élevé » face à l’épidémie.
Plusieurs États voisins sont également sous surveillance renforcée. Le Burundi et la République centrafricaine figurent notamment parmi les pays classés à risque élevé, en raison de leur proximité avec les zones touchées et du risque de propagation transfrontalière.
Cette situation pousse les autorités sanitaires à renforcer les dispositifs de détection et de prise en charge aux frontières, mais aussi à sensibiliser les populations sur les mesures de prévention.
Une urgence sanitaire internationale maintenue
La mise à jour des recommandations intervient quelques jours après la décision du directeur général de l’OMS de maintenir l’épidémie au rang d’urgence de santé publique de portée internationale.
Le 18 août, il avait également alerté sur la vitesse de propagation du virus, estimant que l’épidémie progressait plus rapidement que les précédentes.
Selon les derniers chiffres communiqués lundi par les autorités congolaises, 5 514 cas confirmés ont été enregistrés en RDC. Plus de 2 690 personnes sont décédées, soit un taux de létalité de 47,9 %.
Face à l’ampleur de la situation, l’OMS appelle les pays concernés à maintenir une vigilance élevée et à renforcer leurs capacités de détection, de prise en charge et de prévention. La mobilisation des populations locales demeure également au cœur de la stratégie afin de limiter la transmission du virus et d’éviter une extension de l’épidémie aux pays voisins.
