Le petit-fils d’Aliko Dangote n’est pas encore prêt à entrer dans l’empire familial. À la surprise de son grand-père, le jeune ingénieur électricien préfère pour l’instant construire son propre parcours professionnel avant de rejoindre, plus tard, le groupe Dangote.
Le milliardaire nigérian a révélé ce choix mardi 29 septembre à Nairobi, lors d’une rencontre avec des investisseurs organisée à l’occasion de l’introduction en bourse de Dangote Petroleum Refinery. Face à des investisseurs institutionnels kenyans et est-africains, le patron du groupe Dangote a évoqué la manière dont sa famille prépare la relève.
Aliko Dangote a expliqué que son premier petit-fils souhaitait d’abord se familiariser avec l’univers de la finance. Malgré son appartenance à l’une des familles d’affaires les plus puissantes d’Afrique, le jeune homme ne souhaite donc pas intégrer immédiatement l’entreprise fondée par son grand-père.
« Quant à mon premier petit-fils, il ne trouve pas l’idée de travailler avec moi intéressante pour le moment. Il souhaite acquérir de l’expérience chez KPMG ou PwC. Ensuite, il nous rejoindra », a déclaré le milliardaire.
Formé à l’ingénierie électrique, le jeune homme envisage ainsi de compléter son parcours par une expérience dans un grand cabinet international de services professionnels. Une manière, selon son grand-père, de découvrir les mécanismes de la finance avant de prendre éventuellement des responsabilités dans le groupe familial.
Cette déclaration est faite à un moment où la question de la succession reste l’un des principaux défis des grands groupes familiaux. Chez Dangote, la transmission de l’empire ne semble pas devoir se limiter à une intégration directe des héritiers dans l’entreprise.
Aliko Dangote avait déjà affirmé par le passé que la présence d’un héritier masculin n’était pas une priorité pour lui. Son dernier témoignage met plutôt en avant l’importance de la formation et de l’expérience professionnelle avant toute prise de responsabilité au sein du groupe.
Pour l’instant, son petit-fils préfère donc prendre ses distances avec l’entreprise familiale. Mais la porte reste ouverte. Après un passage par le monde de la finance, il pourrait finalement rejoindre l’empire construit par son grand-père.
Une trajectoire qui révèle une nouvelle génération d’héritiers africains davantage soucieux de construire leur propre expérience avant de reprendre les rênes du patrimoine familial.
