À l’occasion d’Octobre rose, la prévention du cancer du sein revient au premier plan. Si certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés, plusieurs habitudes de vie peuvent contribuer à réduire la probabilité de développer la maladie.
Parmi les facteurs de risque modifiables, on retrouve la consommation d’alcool. Selon les données citées par l’Institut national du cancer, elle serait associée à environ 17 % des cancers du sein en France, soit près de 8 000 cas par an.
Le surpoids et l’obésité seraient également associés à environ 4 500 cas annuels, tandis que le tabac représenterait quelque 2 500 cas. Le manque d’activité physique serait, lui, lié à environ 1 700 cas chaque année.
La pratique régulière d’une activité physique peut donc jouer un rôle dans la prévention. Elle conserve également un intérêt après un diagnostic, puisqu’elle peut contribuer à réduire le risque de récidive et la mortalité liée à la maladie.
Les traitements hormonaux à surveiller
Les traitements hormonaux constituent un autre facteur à prendre en compte. L’Institut national du cancer estime à environ 2 700 le nombre de cas annuels associés à un traitement hormonal.
Les traitements combinant œstrogènes et progestatifs, notamment prescrits pour soulager certains symptômes de la ménopause, sont associés à une hausse modeste du risque de cancer du sein. Selon l’Inserm, ce risque dépend notamment de la durée du traitement et diminue après son arrêt.
Une réévaluation régulière du traitement permet donc d’adapter sa prescription à la situation de chaque femme.
Le dépistage reste essentiel
Certains facteurs associés à une diminution du risque sont également identifiés, comme une puberté tardive, une première grossesse avant 25 ans, l’allaitement ou une ménopause précoce.
Ces facteurs ne remplacent toutefois pas le dépistage. En France, une mammographie est recommandée tous les deux ans à partir de 50 ans. Une détection précoce améliore fortement le pronostic, avec environ neuf cancers du sein sur dix guéris lorsqu’ils sont diagnostiqués suffisamment tôt.
Octobre rose rappelle ainsi un principe essentiel, agir sur les facteurs de risque modifiables peut contribuer à la prévention, mais le dépistage reste indispensable, y compris chez les femmes qui ne présentent aucun facteur de risque particulier.
