Au Ghana, huit ressortissants nigérians ont été arrêtés à Kotokrom, dans la région de Bono, après l’agression d’un compatriote âgé de 21 ans. L’enquête ouverte par la police a révélé que les violences auraient été commises dans le cadre d’un rituel d’intégration à un réseau spécialisé dans les escroqueries sentimentales en ligne.
Les faits se sont produits le 4 octobre 2026. D’après un communiqué du commandement de la police de la région de Bono, publié le 9 octobre, les forces de l’ordre ont été alertées vers 16 h 30 d’une agression en cours à Kotokrom. Une patrouille de l’Unité des opérations régionales a alors été dépêchée sur les lieux.
À leur arrivée, les policiers ont découvert Godstime Umukoro, âgé de 21 ans, couvert de traces de coups et de blessures. Les huit suspects présents ont été arrêtés.
Les personnes interpellées sont Peter Mbam, 24 ans, Godwin Moses, 26 ans, Humble Oweifah, 18 ans, Osas Ogbemudia, 30 ans, Samuel Aisosa, 22 ans, Ashile Godbess, 24 ans, Alexander Uyuo, 30 ans, et Patrick Romans, 25 ans.
Des violences imposées aux nouvelles recrues
Lors de leurs premiers interrogatoires, les suspects auraient expliqué que le passage à tabac constituait une étape obligatoire pour intégrer le réseau. Ils ont également affirmé avoir eux-mêmes subi ces violences au moment de leur admission dans le groupe.
Les premières investigations ont par ailleurs conduit les enquêteurs vers un homme nommé Nwachukwu King Augustine, présenté par la police comme le responsable présumé de l’organisation. Selon les éléments recueillis, il aurait fait venir les membres du groupe au Ghana.
Le réseau aurait misé sur des escroqueries sentimentales en ligne pour obtenir de l’argent auprès de victimes établies à l’étranger. Ses membres créaient de faux profils à partir de photographies de militaires étrangers, puis se faisaient passer pour des soldats déployés au Yémen.
Après avoir noué des relations avec leurs cibles et gagné leur confiance, ils leur réclamaient de l’argent. Les sommes ainsi obtenues étaient ensuite transférées sur le compte de leur présumé chef, Nwachukwu King Augustine.
La police a salué la vigilance des habitants de Kotokrom, dont l’alerte a permis de secourir le jeune homme et d’interpeller les suspects.
Aucune précision n’a encore été communiquée sur une éventuelle présentation des huit hommes devant un juge ni sur les charges formelles retenues contre eux.

