Thélyson Orélien a finalement pris la parole. Après plusieurs semaines de polémique autour de son travail littéraire, l’écrivain de 38 ans reconnaît avoir plagié des auteurs dans certains textes publiés après son arrivée au Canada, en 2010. Il admet avoir « commis des erreurs inacceptables », qu’il dit « regretter profondément », et présente ses excuses.
Les accusations de plagiat avaient émergé à la fin du mois de septembre. Elles concernaient notamment sa nouvelle Où va le monde, publiée en 2014 et récompensée par le prix du public de Radio-Canada, ainsi qu’une chronique parue en 2013 dans le quotidien québécois La Presse.
L’affaire a pris une nouvelle ampleur lorsque des médias canadiens ont ouvert une enquête sur les accusations de plagiat liées à son dernier ouvrage, C’était ça ou mourir, qui figurait dans la sélection du prix Goncourt.
Jusqu’à présent, Thélyson Orélien n’avait pas répondu explicitement aux soupçons concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle dans son roman. Il affirme désormais avoir utilisé certains outils pour effectuer des recherches, tout en niant leur intervention dans la rédaction du texte.
« Aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine », assure-t-il dans sa déclaration à l’AFP.
L’écrivain défend également la dimension personnelle de son ouvrage, qu’il présente comme le fruit de son expérience et de celle d’autres migrants. Il affirme avoir commencé à rédiger le roman à l’automne 2017, au Québec, avant d’en achever une première version en 2019. Il n’a toutefois pas fourni, dans sa déclaration, d’éléments permettant de vérifier ces dates de rédaction.
Une carrière fragilisée par la polémique
La controverse a déjà eu des conséquences sur le parcours de l’auteur. Son roman a été retiré de la sélection du prix Goncourt. Son éditeur canadien, les Éditions du Boréal, a annulé la tournée promotionnelle prévue autour du livre. Les activités promotionnelles programmées en France ont également été interrompues.
Après plusieurs semaines de silence, l’écrivain revient sur les accusations portées contre lui. Il reconnaît des plagiats dans certains de ses anciens textes, mais réfute catégoriquement celles relatives à la rédaction de son dernier roman.
Dans sa déclaration, l’écrivain reconnaît avoir commis des erreurs en reprenant des textes d’autres auteurs, mais continue de nier avoir utilisé l’intelligence artificielle pour rédiger son dernier roman.
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