Le Nigeria a confirmé son premier cas d’Ebola lié au variant Bundibugyo, une souche du virus également à l’origine d’une importante flambée épidémique en République démocratique du Congo (RDC). La patiente, une diplomate ayant voyagé depuis l’Ouganda, a développé de graves complications, selon des responsables sanitaires qui s’exprimaient mercredi lors d’une réunion d’urgence.
D’après le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC), la femme est arrivée à Abuja, la capitale nigériane, le 3 octobre, en provenance de l’Ouganda. Les analyses moléculaires réalisées par les laboratoires du pays ont permis d’identifier le variant Bundibugyo, une confirmation également apportée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
La confirmation de cette souche suscite des préoccupations sanitaires, notamment parce qu’il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique contre le variant Bundibugyo. Selon un responsable cité lors de la réunion d’urgence, l’état de la patiente a évolué vers une défaillance de plusieurs organes.
Cette détection intervient dans un contexte de propagation de l’épidémie sur le continent africain. Déclarée en RDC à la mi-mai, la flambée épidémique a également touché d’autres pays, dont l’Ouganda. Mardi, le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), Jean Kaseya, a qualifié la situation de « menace extrêmement sérieuse ». Le Kenya a, de son côté, signalé son neuvième cas, selon les informations rapportées.
Face à ce premier cas confirmé, les autorités sanitaires nigérianes ont engagé des mesures de suivi pour limiter les risques de transmission. Quarante-quatre personnes ayant été en contact avec la patiente ont déjà été identifiées et placées sous surveillance. Les équipes poursuivent également leurs recherches afin de retrouver d’éventuels autres contacts.
Parallèlement, l’OMS a indiqué que les mesures de prévention et de contrôle des infections étaient renforcées dans l’hôpital privé où la diplomate avait sollicité des soins. L’évolution de la situation dépendra notamment de la capacité des autorités à identifier rapidement les personnes exposées et à contenir toute éventuelle chaîne de transmission.
