
Le Bénin prévoit d’ériger un complexe funéraire comprenant une morgue, un crématorium, un centre funéraire et un établissement de formation en thanatopraxie. Ce projet s’inscrit dans le cadre des réformes engagées dans le secteur de la santé pour moderniser les infrastructures et améliorer la qualité des services connexes aux soins.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, la gestion des défunts au Bénin repose encore essentiellement sur la conservation des corps en morgue avant leur inhumation. Les autorités estiment donc nécessaire de réorganiser ce secteur afin de garantir des prestations modernes, dans le respect de l’intégrité et de la dignité des personnes décédées.
Le futur complexe doit notamment améliorer les conditions de conservation des corps et renforcer la sécurité sanitaire des professionnels du secteur funéraire ainsi que des familles. Il permettra également de moderniser les équipements et les commodités liés aux cérémonies et aux opérations d’inhumation.
Le projet prévoit par ailleurs la création d’une école spécialisée dans la formation du personnel aux techniques de soins de conservation des corps, notamment la thanatopraxie.
Un assistant à maîtrise d’ouvrage pour encadrer le projet
Pour assurer la qualité technique de cette opération, le Conseil des ministres a décidé de recourir à un assistant à maîtrise d’ouvrage. Celui-ci devra accompagner le maître d’ouvrage dans la préparation du projet et contribuer à la rédaction du cahier des charges des études à réaliser.
Il aura également pour mission d’appuyer la conduite de sa mise en œuvre, dans le respect des exigences techniques, réglementaires et des normes en vigueur.
À travers cette démarche, le gouvernement entend mieux encadrer la réalisation de cette infrastructure, dont l’objectif est de moderniser les services funéraires et de garantir une prise en charge plus digne des défunts.
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