Pour accroître ses échanges avec le continent, la Chine a supprimé les droits de douane pour tous les pays africains, à une exception près. L’Eswatini, seul pays du continent à entretenir des relations diplomatiques avec Taïwan, n’a pas bénéficié de cette mesure.
L’année 2026 débute bien pour les hommes d’affaires africains qui s’approvisionnent en Chine. Pékin a pris une décision forte pour favoriser ses échanges commerciaux avec l’Afrique, déjà estimés à 280 milliards de dollars par an. Cette levée des droits de douane, effective dès ce vendredi, permettra à la Chine de consolider sa place de premier partenaire du continent. En 2024, une première mesure avait déjà exonéré 33 pays africains les moins développés. Devant le résultat positif, la Chine va encore plus loin avec 53 pays sur les 54 que compte l’Afrique.
Une mesure qui contredit les États-Unis
Alors que les États-Unis multiplient les restrictions contre les pays africains (interdictions de visas, hausse des droits de douane jusqu’à 30 %), Pékin fait l’exact inverse. Les entrepreneurs africains voyagent de plus en plus facilement vers la Chine, avec des conditions d’obtention de visas assouplies. Avec cette suppression des droits de douane, la Chine pourrait accroître ses exportations agricoles vers l’Afrique. Le Burkina Faso, grand acheteur de machines agricoles, devrait être soulagé par cette décision, même si le président Ibrahim Traoré encourage également l’industrialisation locale et la formation des jeunes à la fabrication de machines.
