La Côte d’Ivoire est désormais classée parmi les pays présentant un faible risque de surendettement par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, une évaluation saluée par le ministère ivoirien de l’Économie et des Finances.
Si les conclusions détaillées de cette analyse n’ont pas encore été rendues publiques, les autorités ivoiriennes mettent en avant plusieurs indicateurs jugés favorables, notamment une croissance économique soutenue, une meilleure mobilisation des recettes fiscales et une gestion plus maîtrisée de la dette publique.
Pour Abidjan, cette reconnaissance internationale confirme la crédibilité économique du pays. Elle pourrait également renforcer sa capacité d’accès aux financements sur les marchés internationaux.
Dans une analyse relayée par les autorités, l’économiste ivoirien Stanislas Zézé estime que cette évolution constitue un signal positif pour l’économie nationale. Toutefois, il rappelle que l’enjeu central reste la capacité effective de remboursement de la dette. Selon lui, cela implique une hausse durable des revenus de l’État et une réduction du poids du service de la dette, afin de limiter le recours à de nouveaux emprunts.
Cette évaluation intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire intensifie ses démarches auprès des bailleurs de fonds et investisseurs internationaux pour financer son Plan national de développement.
Les 8 et 9 juillet prochains, le gouvernement ivoirien prévoit d’organiser à Abidjan une rencontre du Groupe consultatif réunissant partenaires techniques, bailleurs et investisseurs privés. L’objectif affiché est de mobiliser près de 3 400 milliards de FCFA pour soutenir les projets du programme quinquennal de développement, estimé à plus de 114 000 milliards de francs CFA.
Cette dynamique confirme la volonté des autorités de consolider la trajectoire économique du pays, tout en sécurisant les financements nécessaires à ses ambitions de développement.
