« Un pays qui produit sa propre énergie, transforme ses propres ressources et connecte ses propres territoires est un pays qui décide librement de son destin ». Le chemin parcouru en une décennie donne corps à cette ambition. La production électrique nationale atteint 215 MW en 2025, portant le taux d’accès à 61 % contre 30 % en 2015. La centrale hydroélectrique de Dogo-Bis, avec ses 128 MW, illustre cette dynamique. Dès la première année, le fonds stratégique a déjà mobilisé 200 milliards FCFA pour poursuivre sur cette lancée.
L’énergie : de la pénurie à l’abondance
En 2015, le Bénin importait la quasi-totalité de son électricité avec des délestages chroniques. En dix ans, la production nationale atteint 215 MW (centrale Maria-Gléta 2 : 127 MW, centrale solaire de Pobè : 75 MWc). Plus de 67 000 nouveaux ménages raccordés, sept fois plus que la décennie précédente. Le coût de raccordement divisé par cinq : de 99 000 à 20 000 FCFA.
Le grand projet hydroélectrique de Dogo-Bis
Le projet phare du mandat : un complexe hydroélectrique de 128 MW alimenté par un barrage créant un réservoir de 1,7 milliard de m³ d’eau. Production annuelle estimée à 342 GWh d’énergie propre. Bénéfices multiples : réduction de 40 % des risques d’inondation en aval et amélioration de la sécurité d’approvisionnement en eau pour l’irrigation agricole. Un projet énergétique, hydraulique et agricole à la fois.
100 MW supplémentaires tous les deux ans
Au-delà de Dogo-Bis, le programme fixe une ambition structurelle : ajouter au moins 100 MW de capacité tous les deux ans. Un plan national massif de branchement avec subvention du coût d’installation et déploiement de compteurs intelligents ambitionne d’amener l’électricité dans 100 % des foyers béninois.
Routes : combler le déséquilibre Est-Ouest
3 000 km de routes bitumées construites, une dizaine de ponts modernes, 14 000 km de pistes rurales. Le programme Wadagni corrige les déséquilibres avec deux axes transversaux : un axe nord reliant Natitingou à Kérou, un axe central désenclavant le Centre-Ouest vers le Centre-Est. L’aéroport de Tourou dans le nord sera également opérationnalisé.
Le fonds national d’investissements stratégiques
Pour financer ces ambitions sans alourdir la dette publique, un fonds national d’investissements stratégiques valorisera les actifs de l’État. Objectif : mobiliser 200 milliards de FCFA dès la première année pour financer l’énergie, la logistique et les infrastructures agricoles, tout en maintenant le taux d’endettement bien en dessous du plafond UEMOA de 70 % du PIB.
