Le Ghana a officialisé ce vendredi 15 mai 2026, la fin de son programme de Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette annonce s’inscrit dans la continuité de la stratégie engagée par le président John Dramani Mahama, qui avait annoncé dès le 31 décembre 2025 la volonté du pays de sortir progressivement de l’assistance financière d’urgence, tout en maintenant une coopération avec les institutions internationales.
À son arrivée au pouvoir, le chef de l’État avait hérité d’une économie fragile, confrontée à une forte inflation, une dépréciation de la monnaie nationale, un endettement préoccupant et une montée du chômage, notamment chez les jeunes. Face à cette situation, plusieurs réformes économiques ont été engagées depuis 2024 pour restaurer les équilibres macroéconomiques.
Selon les autorités ghanéennes, ces ajustements ont permis une amélioration progressive des principaux indicateurs. L’inflation aurait connu une baisse significative, tandis que le cedi a retrouvé une certaine stabilité face aux devises étrangères. La croissance économique a également repris, accompagnée d’un regain de confiance des investisseurs et d’une amélioration du climat des affaires.
La restructuration de la dette publique apparaît comme l’un des leviers essentiels de cette relance. Le gouvernement souligne également que les efforts budgétaires et les réformes structurelles ont renforcé la crédibilité économique du pays sur la scène internationale.
Avec la fin de la FEC, le Ghana entre désormais dans une nouvelle phase de coopération avec le FMI à travers l’Instrument de coordination des politiques (PCI). Contrairement au précédent mécanisme, ce cadre ne prévoit pas de financement direct, mais vise à accompagner les réformes économiques et à consolider la stabilité retrouvée.
Autre signal positif, les réserves internationales du pays sont estimées à 14,5 milliards de dollars en février 2026, soit près de six mois d’importations couvertes, un niveau qui renforce la résilience extérieure de l’économie ghanéenne.
Pour Accra, cette sortie du programme d’assistance constitue un symbole fort de redressement et un nouveau départ vers une croissance plus durable.
