Au Bénin, une vingtaine de ressortissants nigérians ont été libérés à Parakou au cours de trois opérations menées entre le 24 et le 30 août 2026 par le commissariat du 3ᵉ arrondissement. Une dizaine de personnes, également de nationalité nigériane, ont été interpellées dans le cadre de cette affaire.
Selon les premiers éléments communiqués, les victimes auraient été recrutées au Nigeria à partir de promesses d’emplois bien rémunérés. Une fois arrivées au Bénin, elles auraient été conduites à Parakou, où leurs ressources financières leur auraient été retirées. Le montant total évoqué dépasse 10 millions de francs CFA.
Les personnes secourues auraient ensuite été regroupées dans un même lieu et privées de liberté. Certaines auraient également été contraintes de participer au recrutement de nouvelles victimes afin d’alimenter le réseau.
Les trois interventions de la police ont été réalisées dans plusieurs quartiers du 3ᵉ arrondissement de Parakou. Elles ont conduit à l’arrestation d’une dizaine de suspects, présentés comme des responsables présumés du dispositif.
Les autorités les soupçonnent d’être impliqués dans un réseau opérant sous la bannière de QNET. À ce stade, leur responsabilité individuelle reste toutefois à établir par la justice. Cette descente fait écho à l’avis récent émis par la Police républicaine, qui avait déjà pointé du doigt les agissements de QNET et d’autres groupes analogues.
Le 21 août, la Police avait annoncé que 24 opérations menées depuis avril 2026 avaient permis l’interpellation de 92 suspects. Des procédures judiciaires ont été engagées devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Selon les autorités béninoises, ces réseaux ciblent notamment des jeunes à la recherche d’un emploi, d’une formation ou d’une opportunité professionnelle à l’étranger. La Police a également annoncé des mesures contre les propriétaires qui mettraient leurs logements à la disposition de ces réseaux en toute connaissance de cause.
Le Nigeria avait également lancé une alerte
L’ambassade du Nigeria au Bénin avait, de son côté, alerté sur des activités attribuées à un réseau se présentant sous le couvert de QNET. La représentation diplomatique évoque notamment de fausses offres d’emploi, des demandes d’argent, la confiscation des fonds des victimes et leur maintien contre leur gré.
À Parakou, l’enquête se poursuit désormais afin de déterminer précisément les circonstances du recrutement des victimes, leur transfert au Bénin et le rôle de chacun des suspects interpellés. Les personnes arrêtées demeurent présumées innocentes jusqu’à une éventuelle décision de justice.
