
L’opposant nigérian Atiku Abubakar n’entend pas renoncer à la course à la présidence. Au lendemain de l’annulation de sa candidature par la Haute Cour fédérale d’Abuja, l’ancien vice-président a affirmé, ce vendredi 6 novembre 2026, qu’il participerait bien à l’élection présidentielle prévue le 16 janvier 2027.
« Je suis dans la course. Je ne vais nulle part. Nous serons sur le bulletin », a-t-il déclaré dans un communiqué. Il a également assuré qu’aucune « menace, aucun chantage ou aucune manœuvre judiciaire » ne le détournerait de son engagement politique.
La décision de justice, rendue jeudi 5 novembre, invalide le processus qui a conduit à sa désignation comme candidat du Congrès démocratique africain (ADC). Les juges ont estimé que la direction du parti, conduite par l’ancien président du Sénat David Mark, n’avait pas été constituée dans les règles. Le jugement remet ainsi en cause les décisions prises par cette équipe dirigeante, dont la nomination d’Atiku Abubakar.
Une bataille judiciaire en perspective
Cette affaire intervient dans un contexte de fortes divisions internes au sein de l’ADC. La contestation de la direction du parti a été portée devant la justice par Nafiu Bala Gombe, un ancien responsable de sa branche du Nord-Est. Le parti a rejeté le jugement et annoncé son intention de faire appel.
Atiku Abubakar, ancien vice-président du Nigeria de 1999 à 2007, reste l’un des principaux adversaires du président sortant Bola Tinubu. Arrivé deuxième à la présidentielle de 2023, il briguait un nouveau mandat à la tête de l’État, pour ce qui aurait été sa septième tentative.
À un peu plus de deux mois du scrutin, l’annulation de sa candidature ouvre une nouvelle séquence d’incertitude pour l’opposition nigériane. La suite de la procédure judiciaire sera déterminante pour savoir si l’ADC pourra maintenir sa candidature à la présidentielle de janvier 2027.
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