Afrique de l’Ouest : voici le véritable problème du Niger avec le Bénin

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À quelques jours de l’investiture de Romuald Wadagni au Bénin, le Niger a livré son analyse des relations tumultueuses entre les deux pays voisins. Dans un entretien accordé à RTN et repris par Wadata radio Niamey, le ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, Toumba Mamadou, a tenu des propos qui ne manqueront pas de faire réagir à Cotonou comme à Paris.

Interrogé sur l’impact du départ de Patrice Talon sur la coopération bilatérale, le général de brigade a balayé l’idée d’un apaisement automatique. Pour lui, les différends récents ne sont pas le fruit d’une simple rivalité entre hommes d’État, mais la conséquence d’une ingérence extérieure plus ancienne.

« Talon est parti, mais il n’était pas le véritable problème. Le véritable problème, c’est toujours Emmanuel Macron », a lancé le ministre. A l’en croire, le problème, c’est le président français, Emmanuel Macron. Selon lui, Paris continuerait de peser discrètement sur les équilibres sécuritaires du Sahel.

Toumba Mamadou affirme que Patrice Talon a été embarqué à son insu dans un dispositif orchestré par la France. Il accuse le président béninois sortant d’avoir permis, sciemment ou non, que son territoire serve de plateforme logistique aux forces françaises après leur départ contraint du Niger. Une position jugée « inamicale » par Niamey, d’autant que ces troupes se seraient déployées à seulement 150 kilomètres de la frontière nigérienne.

La main tendue… mais sous conditions

Avec l’arrivée de Romuald Wadagni à la tête du Bénin, le ministre nigérien veut croire à une opportunité de renouveau diplomatique. « Nous attendons des signes clairs de bonne volonté », a-t-il déclaré, sans cacher que la confiance devra être reconstruite pas à pas.

Niamey pose désormais ses conditions. Les nouvelles autorités béninoises doivent, selon lui, affirmer sans équivoque qu’elles n’agissent pour aucun agenda étranger et qu’elles ne faciliteront en aucun cas la présence de forces extérieures hostiles aux intérêts des États voisins. Un message clair adressé à Cotonou, mais aussi, en creux, à Paris.

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