À l’approche de la fête de l’Aïd-el-Kébir, l’Algérie fait face à une recrudescence inquiétante de vols de moutons, un phénomène attribué à des réseaux criminels organisés. Les autorités évoquent une situation d’ampleur nationale qui touche particulièrement les zones d’élevage et les points de transit des animaux importés.
Selon plusieurs sources médiatiques, le pays a dû renforcer ses importations d’ovins, notamment en provenance de Roumanie, afin de répondre à la demande liée à la célébration religieuse. Ces animaux, placés en quarantaine dans de grands enclos à leur arrivée, sont devenus des cibles privilégiées pour des groupes de voleurs.
Les services de sécurité affirment avoir démantelé plusieurs réseaux spécialisés ces derniers mois. D’après des chiffres relayés par les autorités, des centaines de personnes auraient été interpellées en 2025 dans le cadre de ces trafics, avec des dizaines de milliers de moutons présumés volés. Une partie seulement des animaux aurait pu être récupérée.
Face à cette situation, les autorités algériennes ont renforcé les dispositifs de contrôle. Des patrouilles supplémentaires ont été déployées autour des bergeries et sur les axes routiers, tandis que des opérations de vérification sont menées régulièrement. Le ministère de l’Agriculture a également appelé les éleveurs à identifier leurs bêtes par des marquages afin de faciliter leur traçabilité.
Un numéro vert a été mis en place pour permettre aux éleveurs de signaler rapidement tout cas suspect. En parallèle, les forces de sécurité multiplient les opérations de surveillance à l’approche de l’Aïd, période durant laquelle la consommation de viande ovine atteint traditionnellement son pic.
