Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a fermement condamné ce samedi 26 avril les récentes attaques contre l’armée malienne, en périphérie de Bamako et dans d’autres villes stratégiques du pays sahélien.
Dans un communiqué publié par son porte-parole, le chef de l’ONU se dit « profondément préoccupé » par l’intensification de « l’extrémisme violent » dans un État déjà affaibli par plus de dix ans de conflit.
Ces frappes ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, agissant en coordination avec des rebelles touaregs. Antonio Guterres a non seulement dénoncé « ces actes de violence », mais aussi exprimé sa pleine solidarité avec le peuple malien, insistant sur la protection des civils et des infrastructures.
Un appel à une riposte internationale coordonnée
Au-delà de la condamnation, le secrétaire général des Nations unies appelle à une « réponse internationale coordonnée ». Selon lui, la menace terroriste évolutive au Sahel impose une coopération renforcée entre États et organisations internationales, à la fois sur les plans sécuritaire et humanitaire.
« Le secrétaire général appelle à un soutien international coordonné pour faire face à la menace évolutive de l’extrémisme violent et du terrorisme au Sahel, et pour répondre aux besoins humanitaires urgents », insiste le communiqué. Il préconise également « une coordination et une collaboration solides en matière de sécurité dans toute la région ».
Depuis l’arrivée au pouvoir de la junte en 2020, la situation sécuritaire du Mali n’a cessé de se dégrader. Les attaques menées conjointement par les groupes jihadistes et la rébellion touarègue du Front de libération de l’Azawad (FLA) marquent une escalade inédite du conflit.

