Le projet de reconstruction du pont de Djonou, dans la commune d’Abomey-Calavi, prend une nouvelle dimension. Le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a expliqué les raisons du retard enregistré sur ce chantier annoncé il y a deux ans.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, le projet, initialement financé par le budget national, fait désormais partie d’un vaste programme de mobilité urbaine soutenu par la Banque mondiale.
« Nous sommes entrés dans un programme avec la Banque mondiale, un programme dit de mobilité urbaine, dans lequel le pont de Djonou, comme celui de Cotonou, a été intégré », a-t-il déclaré.
Cette nouvelle orientation a conduit à une révision complète des études techniques. « Entre-temps, nous avons vu les choses plus grandes, plus modernes et plus futuristes », a expliqué le ministre.
Le gouvernement souhaite notamment développer le transport fluvial entre Porto-Novo, Cotonou et Abomey-Calavi. « À terme, nous voulons favoriser le transport fluvial de Porto-Novo à Calavi en passant par Cotonou et mettre en exploitation notre plan d’eau. Pour cela, il fallait une certaine dimension », a-t-il précisé.
Pour le porte-parole du gouvernement, cette ambition explique le décalage du calendrier. Il a indiqué que le président de la République a demandé au ministre du Cadre de vie et des Transports d’examiner les solutions susceptibles d’accélérer la réalisation de l’ouvrage.
« La réflexion du chef de l’État a consisté à demander au ministre du Cadre de vie et des Transports comment accélérer la réalisation de ce pont afin que nous ne revivions plus la situation enregistrée il y a quelques jours », a rapporté Wilfried Léandre Houngbédji.
En attendant le lancement du chantier, des mesures d’urgence ont été engagées. « Le ministre du Cadre de vie et des Transports a pris des dispositions afin qu’une pelle amphibie intervienne en appoint pour drainer davantage les eaux et éviter leur stagnation jusqu’au débordement », a-t-il indiqué.
Une fois les études techniques achevées, les travaux de reconstruction devraient durer entre deux et trois ans. « Nous bénéficierons alors d’un meilleur confort et les eaux ne resteront plus là », a conclu le ministre.
Pour information, les fortes pluies tombées ces derniers jours ont rendu le pont impraticable. Les inondations ont provoqué d’importants embouteillages et contraint l’Agence béninoise de protection civile à intervenir pour évacuer les eaux stagnantes.
