La cour d’appel de Paris a condamné, ce mardi 7 juillet 2026, Marine Le Pen à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique. La cheffe de parti politique écope également de quinze mois d’inéligibilité, une peine déjà couverte après sa condamnation prononcée en première instance.
Sur le plan juridique, cette décision lui permet toujours de briguer la présidence de la République en 2027. En revanche, l’intéressée a déjà indiqué qu’elle ne présenterait pas sa candidature si elle devait exécuter sa peine sous surveillance électronique.
« Quand on est candidat à l’élection présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements, et ce n’est pas le cas lorsqu’on porte un bracelet électronique », a déclaré Marine Le Pen sur la chaîne LCI.
La responsable politique comparaissait aux côtés de onze autres membres du Rassemblement national dans le dossier des assistants parlementaires européens. En première instance, elle avait été condamnée à cinq ans d’inéligibilité ainsi qu’à quatre ans de prison, dont deux sous bracelet électronique, avec exécution immédiate de la peine d’inéligibilité, pour détournement de fonds du Parlement européen.
Alors que Marine Le Pen caracole en tête des sondages pour 2027, cette nouvelle décision pourrait tout changer. Après ses défaites au second tour des scrutins de 2017 et de 2022, la cheffe de file de l’extrême droite avait consolidé son influence politique au cours des dernières années, à la faveur de la stratégie de « dédiabolisation » engagée au sein de son parti.
Si elle reste juridiquement éligible, la condamnation à une peine de prison sous bracelet électronique pourrait toutefois remettre en cause ses ambitions présidentielles, conformément aux déclarations qu’elle a elle-même formulées.
