Une séance de travaux dirigés a pris une tournure inattendue le 25 septembre à l’université de Bordeaux. Des étudiants ont vu apparaître des contenus pornographiques sur l’écran de projection de leur salle. L’enseignant-chercheur dont l’ordinateur était connecté au vidéoprojecteur a depuis été suspendu à titre conservatoire, le temps d’une instruction.
D’après les témoignages rapportés sur les réseaux sociaux, l’enseignant-chercheur aurait consulté du contenu pornographique sur son ordinateur alors qu’il dispensait un TD. Son écran n’étant pas directement visible depuis les places des étudiants, il aurait poursuivi son activité sans réaliser que l’ordinateur était toujours relié au système de projection.
Les images se seraient alors affichées sur le grand écran de la salle devant les étudiants. Une étudiante aurait alerté l’enseignant, qui aurait immédiatement refermé son ordinateur. Les faits ont ensuite été signalés à l’administration de l’université.
La direction de l’université de Bordeaux a rapidement engagé des vérifications. Dans un communiqué transmis à TF1 Info, l’établissement indique prendre « très au sérieux » la situation et dit mesurer « la gravité des faits, ainsi que le choc et le malaise qu’ils ont pu provoquer ».
L’enseignant-chercheur a été convoqué par la direction. Une instruction a été ordonnée afin de déterminer précisément les circonstances de l’incident et ses éventuelles suites. Dans l’attente de ses conclusions, l’université a décidé de suspendre l’enseignant-chercheur à titre conservatoire.
Cette mesure ne préjuge pas des conclusions de l’instruction, qui doit notamment permettre d’établir les circonstances exactes de la diffusion des contenus devant les étudiants.
