Le Burkina Faso renforce le contrôle des départs de ses étudiants vers l’étranger. Le gouvernement a adopté, le 25 juin, un décret qui impose désormais à tout étudiant burkinabè d’obtenir une autorisation préalable du ministère de l’Enseignement supérieur avant d’entamer un cursus hors du pays.
La mesure, annoncée à l’issue du Conseil des ministres, s’applique aussi bien aux étudiants bénéficiant d’une bourse qu’à ceux qui financent eux-mêmes leurs études. Elle concerne également les étudiants inscrits au Burkina Faso grâce à des bourses accordées par des organisations internationales.
Selon les autorités, cette réforme vise à mieux encadrer les parcours universitaires à l’étranger. Le gouvernement souhaite notamment s’assurer que les filières choisies correspondent aux priorités nationales et aux besoins du développement du pays.
Le ministre de l’Enseignement supérieur a justifié cette décision en affirmant que de nombreux étudiants se retrouvent en difficulté une fois à l’étranger. D’autres, a-t-il expliqué, s’orientent vers des formations qui ne répondent pas à la vision stratégique du gouvernement.
Au-delà de cet encadrement, l’exécutif entend également disposer d’un recensement précis des étudiants burkinabè installés hors du pays. Cette base de données devrait faciliter leur retour et favoriser leur contribution au développement socioéconomique du Burkina Faso à l’issue de leurs études.
Le gouvernement prévient que cette autorisation constitue désormais une étape obligatoire. Les étudiants qui quitteraient le pays sans l’obtenir s’exposent à une conséquence majeure. Leur diplôme pourrait ne pas être reconnu au Burkina Faso.
Cette nouvelle réglementation tombe alors que des milliers de Burkinabè sont en train d’étudier hors du pays. D’après les données de Campus France, environ 2 500 étudiants burkinabè étaient inscrits dans des établissements français en 2022.
