En 2035, la France comptera 1.676.800 élèves de moins, soit une chute de 14,2 % par rapport à 2025. Le ministre Édouard Geffray réunit ce mardi 21 avril les syndicats d’enseignants, alors que 4.000 suppressions de postes sont prévues.
Écoles, collèges et lycées, publics comme privés sous contrat, auront perdu près de 1,7 million d’élèves d’ici 2035, selon les projections du ministère de l’Éducation. Une « vague sismique » qui rendra nécessaire de repenser « l’offre scolaire sur le territoire à long terme », a affirmé le ministre.
Ces projections, publiées le mardi 7 avril par le service statistique du ministère (Depp), s’appuient notamment sur des hypothèses de fécondité. En 2035, le nombre d’élèves aura diminué de 1.676.800, soit une baisse de 14,2 % par rapport à 2025.
« Ces projections suivent une baisse déjà engagée et qui va devenir massive, puisque nous allons perdre près de 1,7 million d’élèves, dont 933.000 dans le seul premier degré », a déclaré le ministre de l’Éducation.
« Tout le système éducatif va être impacté »
« Tout le système éducatif sera touché » par ce « mouvement d’une ampleur exceptionnelle qui concernera l’ensemble du territoire », malgré des « disparités régionales importantes », obligeant à « réfléchir à ce que doit être l’offre scolaire sur le territoire à long terme », estime-t-il.
Si « l’année prochaine encore, aucune école ne sera fermée sans l’accord du maire », « compte tenu de ces chiffres, ce principe devra être appliqué différemment », avertit le ministre.
« Dans les zones rurales, des regroupements pédagogiques intercommunaux peuvent être envisagés », mais « en milieu urbain, il faudra s’interroger sur le maillage », poursuit Édouard Geffray, notamment à Paris, dont le « maillage d’écoles, de collèges et de lycées est extrêmement dense » et qui « perdra 30 % de ses élèves en dix ans, ce qui impose une adaptation ».

