France : le milliardaire Olivier Bouygues en procès pour le massacre d’espèces d’oiseaux protégées

Le milliardaire Olivier Bouygues se retrouve devant la justice. Le fils du fondateur du groupe Bouygues est jugé lundi et mardi devant le tribunal correctionnel d’Orléans, aux côtés de cinq autres prévenus, dans une affaire de destruction présumée d’espèces d’oiseaux protégées sur un vaste domaine de chasse en Sologne.

L’affaire a débuté en juillet 2025 après un signalement anonyme. Les gendarmes avaient alors perquisitionné la propriété d’Olivier Bouygues à La Ferté-Saint-Aubin, un domaine de quelque 600 hectares situé au cœur de la Sologne, deuxième massif forestier de France et territoire prisé des amateurs de chasse.

Sur place, les enquêteurs auraient découvert plusieurs cadavres d’animaux, dont des espèces protégées comme des faucons crécerelles, des busards et des grands cormorans. Des chats domestiques et sauvages auraient également été tués. Selon l’accusation, ces animaux étaient considérés comme nuisibles à la prolifération du gibier destiné à la chasse.

Armes, poisons et pièges saisis

La perquisition aurait également permis de mettre la main sur différents équipements interdits, notamment des armes, des produits toxiques et une cinquantaine de pièges à mâchoires. Les enquêteurs auraient aussi découvert des documents recensant certaines espèces à éliminer ainsi que les destructions déjà réalisées.

Un système de primes aurait par ailleurs été mis en place pour encourager l’élimination d’animaux. Une pelleteuse utilisée pour enfouir les cadavres aurait également été saisie.

Les six prévenus contestent les faits qui leur sont reprochés. De son côté, la procureure évoque une organisation structurée autour de la destruction d’espèces sauvages. Les associations de protection de la nature, constituées parties civiles, dénoncent pour leur part une forme de braconnage à grande échelle et des dommages importants pour la biodiversité.

La circonstance aggravante de bande organisée a été retenue dans le dossier. Les prévenus encourent jusqu’à sept ans de prison et 750 000 euros d’amende.

Le procès doit désormais permettre à la justice de déterminer les responsabilités de chacun dans ces destructions présumées et de faire la lumière sur les pratiques qui auraient été mises en place sur le domaine solognot.

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