Le Ghana poursuit l’évacuation de ses ressortissants installés en Afrique du Sud. Les autorités ghanéennes ont annoncé qu’un millier de citoyens supplémentaires doivent regagner leur pays dimanche et lundi à bord de vols spéciaux affrétés par l’État.
Cette nouvelle phase de rapatriement fait suite à une première opération qui a déjà permis le retour d’environ 930 Ghanéens. Selon le ministère des Affaires étrangères, ces derniers vols devraient mettre fin à l’opération d’évacuation mise en place pour assurer la sécurité des ressortissants exposés aux attaques.
Les violences, qui touchent principalement des immigrés originaires d’autres pays africains, suscitent une vive inquiétude sur le continent. Face à cette situation, le président ghanéen John Mahama a appelé l’Union africaine à s’impliquer davantage afin de trouver une réponse commune au phénomène des attaques xénophobes en Afrique du Sud.
Le chef de l’État estime également que les autorités sud-africaines doivent renforcer les mesures de protection des ressortissants étrangers présents sur leur territoire. Pour Accra, la sécurité des migrants africains doit constituer une priorité, quelles que soient les difficultés économiques ou sociales auxquelles est confronté le pays.
Selon plusieurs États africains, plus de 160 000 étrangers ont quitté l’Afrique du Sud depuis le mois de mai. La majorité de ces personnes proviennent de pays du continent et ont choisi de rentrer face au climat d’insécurité grandissant.
Cette vague de départs réflète les tensions autour de l’immigration en Afrique du Sud, où des épisodes de violences contre des étrangers se répètent depuis plusieurs années. Les autorités des pays concernés multiplient désormais les opérations de rapatriement afin de mettre leurs ressortissants à l’abri.
Le gouvernement ghanéen assure qu’il accompagnera les personnes rapatriées dans leur réinstallation et continuera de suivre l’évolution de la situation avec les autorités sud-africaines et les organisations régionales. Pour Accra, cette crise rappelle la nécessité de renforcer la coopération africaine afin de prévenir les violences xénophobes et de garantir la libre circulation des personnes dans un climat de sécurité et de respect mutuel.
