Son excellent résultat au baccalauréat n’a pas suffi à lui ouvrir les portes d’une bourse d’études au Maroc. Kourouma Amadou, candidat libre originaire de Guéckédou, a terminé 4e de la République au baccalauréat unique session 2026, option sciences expérimentales, avec une moyenne de 16,111. Pourtant, son nom ne figure pas sur la liste des bénéficiaires d’une bourse destinée au royaume chérifien.
Le jeune bachelier conteste cette décision et affirme avoir effectué plusieurs démarches auprès du Service national des bourses extérieures (SNABE) afin de comprendre les raisons de son absence sur la liste des candidats retenus. Il demande un réexamen de son dossier et souhaite également pouvoir rencontrer le président de la République, le général Mamadi Doumbouya.
Selon le récit de Kourouma Amadou, son projet d’études à l’étranger ne date pas de cette année. Il affirme avoir nourri cette ambition depuis plusieurs années et avoir vu dans son classement au baccalauréat une occasion de concrétiser son projet.
« Avant les résultats du bac, je m’étais fixé un objectif bien déterminé. Mon rêve était de rencontrer le président. Pour moi, le seul moyen d’avoir cette opportunité était d’obtenir un bon classement au baccalauréat », explique-t-il.
Le bachelier affirme aussi avoir été convoqué par le SNABE dans le cadre des démarches liées aux bourses extérieures. Il dit avoir fourni plusieurs documents, dont son certificat de nationalité, son casier judiciaire, ses pièces biométriques et ses relevés de notes.
Le passeport constituait, selon lui, la dernière pièce manquante. Il affirme avoir ensuite effectué les démarches nécessaires pour l’obtenir avant de revenir au SNABE afin de compléter son dossier.
« J’ai fait les dépenses pour avoir mon passeport et ne pas avoir de problème. Après, je suis revenu au SNABE pour déposer la photocopie de mon passeport. Ce sont eux-mêmes qui ont fait la photocopie », raconte-t-il.
Le critère d’âge au cœur du dossier
Après la publication d’une liste de candidats convoqués pour des examens biomédicaux, Kourouma Amadou dit avoir recherché son nom sans succès. Il affirme avoir alors sollicité des explications auprès du SNABE.
Le service lui aurait demandé d’attendre d’éventuelles opportunités de bourses dans d’autres pays. Une réponse que le jeune homme dit avoir du mal à accepter, au regard de son classement et des dépenses engagées pour constituer son dossier.
De son côté, le SNABE a apporté des précisions dans un communiqué publié le 16 septembre 2026. L’institution reconnaît le mérite académique du candidat, mais rappelle que le classement au baccalauréat ne suffit pas à garantir l’accès à une bourse.
Selon le SNABE, l’Agence marocaine de la coopération internationale (AMCI) a fixé à 23 ans au maximum l’âge des bénéficiaires des bourses concernées pour la session 2026, selon les filières et les établissements. Or, les documents administratifs de Kourouma Amadou indiquent qu’il a 27 ans.
Le SNABE considère donc cette différence d’âge comme un « élément objectif d’inéligibilité » au regard des conditions fixées par le partenaire marocain. Il rejette également toute idée de retrait arbitraire du nom du bachelier.
Le bachelier demande une solution
Le SNABE affirme que les candidatures font l’objet d’un examen selon plusieurs critères : résultats scolaires, documents officiels, conditions de l’offre de bourse et exigences du pays partenaire. Le service indique aussi disposer des pièces relatives au dossier de Kourouma Amadou et se dit capable de retracer les différentes étapes de la sélection dans le cadre administratif approprié.
Malgré ces explications, le jeune bachelier maintient sa demande. Il souhaite que son dossier fasse l’objet d’un nouvel examen et espère une intervention des autorités. « Je sollicite l’aide des autorités pour qu’une solution soit trouvée à mon problème », affirme-t-il.
