Hong Kong commence à appliquer ce dimanche 1er mars une nouvelle loi dont le but est d’améliorer les normes sanitaires des « appartements subdivisés ». En effet, le territoire est confronté à une grave crise du logement.Près de 200 000 personnes vivent dans des appartements fractionnés en logements très petits, souvent insalubres.
Ces « appartements subdivisés » se présentent comme des espaces étroits, où des lits superposés se trouvent au milieu de cartons empilés contenant toutes les affaires d’une famille. Un petit réfrigérateur tient lieu de table, tandis qu’un simple tabouret en plastique sert de siège. Les toilettes et la cuisine restent partagées, et les cloisons ne montent pas toujours jusqu’au plafond, laissant peu d’intimité.
Dans une ville aussi riche, cette situation paradoxale s’explique par les prix élevés du logement et par le laisser-faire des autorités face à des propriétaires qui préfèrent louer un même logement à trois familles plutôt qu’à une seule.
La nouvelle loi impose une surface minimale de huit mètres carrés, ce qui reste 20 % inférieur à la taille d’une place de stationnement. Les logements devront également disposer d’une fenêtre, d’une porte pour isoler les toilettes, d’un détecteur de fumée et d’un ventilateur.
Les propriétaires disposent de trois ans pour mettre leurs biens aux normes.
Paradoxalement, cette nouvelle législation ne couvre pas les logements les plus précaires de Hong Kong, les tristement célèbres « maisons-cages ». Il s’agit de lits superposés partiellement grillagés où des personnes vivent entassées dans des conditions encore plus dégradantes.
En parallèle, 180 000 logements sociaux sont en cours de construction pour tenter de répondre à la crise du logement qui touche le territoire depuis des années.
Suivez-nous sur Nasuba Infos via notre canal WhatsApp. Cliquez ici.
