Le Tchad a annoncé, ce lundi 27 juillet 2026, sa décision de se retirer du Statut de Rome et, par conséquent, de la Cour pénale internationale (CPI). L’information a été rendue publique dans un communiqué du porte-parole du gouvernement, qui précise que les autorités tchadiennes ont officiellement notifié le secrétaire général des Nations unies de cette décision.
Selon le gouvernement, ce retrait résulte d’un examen approfondi du fonctionnement de la CPI depuis son entrée en fonction en 2002. N’Djamena estime que le bilan de la juridiction internationale demeure insuffisant et remet en cause son efficacité dans la lutte contre les crimes les plus graves.
Dans son communiqué, le gouvernement affirme que les activités de la CPI se sont concentrées de manière disproportionnée sur les pays du Sud, et plus particulièrement sur le continent africain.
Pour N’Djamena, cette orientation traduit une forme « d’aboutissement d’un examen approfondi du fonctionnement de la Cour pénale internationale depuis son entrée en fonction en 2002 ainsi que de son bilan, dont l’efficacité demeure limitée et à géographie variable ». Le pouvoir tchadien estime ainsi que la Cour n’a pas appliqué ses missions avec la même rigueur à l’ensemble des régions du monde.
Créée par le Statut de Rome adopté en 1998 et entrée en fonction en 2002, la Cour pénale internationale est chargée de poursuivre les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de génocide et, dans certaines conditions, du crime d’agression lorsque les juridictions nationales ne sont pas en mesure ou ne souhaitent pas engager de poursuites.
Avec cette décision, le Tchad rejoint la liste des États qui contestent ouvertement le fonctionnement de la juridiction de La Haye.
