Mobilisation des lycéens en France : près de 500 établissements fermés ce lundi

La mobilisation des lycéens continue de perturber le fonctionnement des établissements scolaires en France. Vendredi 2 octobre 2026, entre 400 et 500 lycées sur les quelque 3 700 que compte le pays ont suspendu leurs cours, selon le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray.

Invité sur France 2 et France Inter, le ministre a indiqué qu’un nombre similaire d’établissements pourrait être concerné lundi, avec toutefois une reprise progressive et partielle des cours. Les fermetures sont décidées lorsque les conditions de sécurité ne sont plus réunies, notamment en raison de dégradations matérielles ou lorsque des personnels ont été directement pris pour cible.

Édouard Geffray a également fait état de 78 personnels de l’Éducation nationale blessés depuis le début de la mobilisation. Le ministre a dénoncé des violences qu’il attribue notamment à la présence de militants d’ultragauche dans le mouvement.

Selon lui, certains d’entre eux auraient pris le contrôle de mobilisations initialement portées par les lycéens. Il estime que cette situation représente un risque aussi bien pour les élèves que pour les personnels des établissements.

Le mouvement, lancé le 17 septembre 2026 dans la région parisienne, s’est ensuite étendu à plusieurs régions françaises. Les tensions se sont particulièrement accentuées jeudi 1er octobre dans plusieurs villes.

Plus de 5 000 interpellations depuis le début du mouvement

La journée du vendredi 2 octobre a donné lieu à de nouvelles tensions. Plus de 1 700 personnes ont été interpellées au cours de cette seule journée, portant à environ 5 000 le nombre total d’interpellations depuis le début de la semaine.

Les organisations à l’origine de la mobilisation appellent à poursuivre le mouvement mardi, en l’absence, selon elles, de réponses suffisamment concrètes du gouvernement.

Les lycéens dénoncent notamment le manque de moyens humains et financiers accordés à l’Éducation nationale. Ils pointent également les difficultés liées à Parcoursup, le non-remplacement de certains enseignants, l’état de plusieurs établissements scolaires ainsi que des emplois du temps jugés trop lourds.

La mobilisation doit se poursuivre dans les prochains jours. Les autorités devront donc relever un double défi. Assurer la continuité des enseignements et garantir la sécurité des élèves et des personnels.

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