Le gouvernement nigérien renforce l’encadrement des fournisseurs de services Wi-Fi publics. Par un arrêté signé le 30 juin 2026, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information fixe les nouvelles conditions d’exploitation des « Wi-Fi Zone » ainsi que les frais applicables aux opérateurs sur l’ensemble du territoire national.
Le texte, pris en application de la loi portant réglementation des communications électroniques, établit un régime de déclaration obligatoire pour toute personne ou entreprise souhaitant proposer un service de Wi-Fi Zone au public. Cette déclaration devra être effectuée auprès de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP).
Selon l’arrêté, une Wi-Fi Zone désigne un espace situé dans un domaine privé permettant au public d’accéder à Internet à partir d’un point d’accès raccordé à une connexion souscrite auprès d’un opérateur dûment autorisé.
Les autorités précisent que chaque point de vente devra disposer de sa propre connexion Internet individualisée lorsqu’un fournisseur exploite plusieurs sites. En outre, un même exploitant ne pourra gérer plus de cinq points de vente sur le territoire national.
Le gouvernement interdit également l’installation de pylônes et l’utilisation d’amplificateurs de signal destinés à étendre la couverture des réseaux Wi-Fi dans le cadre de cette activité.
L’arrêté instaure des frais d’étude de dossier fixés à 50 000 francs CFA hors taxes pour toute demande de déclaration. Ces frais devront être réglés par chèque, versement ou virement bancaire au profit de l’ARCEP et ne seront pas remboursables.
Des redevances annuelles d’exploitation sont également prévues selon la localisation des installations. Les exploitants installés à Niamey devront s’acquitter de 200 000 francs CFA par an et par point Wi-Fi. Le montant est fixé à 150 000 francs CFA dans les chefs-lieux de région, à 100 000 francs CFA dans les chefs-lieux de département et à 50 000 francs CFA dans les autres localités.
L’ARCEP sera chargée de contrôler les dispositifs de fourniture des services afin de vérifier leur conformité avec les nouvelles dispositions réglementaires.
Les fournisseurs déjà en activité disposent d’un délai de trois mois pour se mettre en conformité avec ce nouveau cadre juridique. À l’issue de cette période transitoire, toutes les installations devront respecter les exigences fixées par le ministère.
Par cette réforme, les autorités nigériennes entendent mieux organiser le secteur des services Internet publics, renforcer le contrôle réglementaire et assurer une exploitation conforme aux règles en vigueur dans le domaine des communications électroniques.
