L’ancien ministre nigérian de la Science et de la Technologie, Uche Nnaji, a été interpellé alors qu’il tentait de rejoindre Abuja à bord d’un vol charter. Son arrestation s’inscrit dans le cadre d’une enquête menée par l’Independent Corrupt Practices and Other Related Offences Commission (ICPC) sur de présumées falsifications de diplômes universitaires.
Selon plusieurs médias nigérians, les investigations ont débuté après la découverte d’irrégularités dans les documents académiques présentés par l’ancien membre du gouvernement lors de sa nomination en 2023. Les enquêteurs affirment que le diplôme attribué à l’Université du Nigeria n’aurait jamais été délivré par cet établissement. Un certificat du National Youth Service Corps (NYSC) figure également parmi les pièces contestées.
D’après les informations relayées par la presse locale, Uche Nnaji n’a pas répondu aux nombreuses convocations de la commission anticorruption. Face à cette situation, une Haute Cour fédérale d’Abuja a autorisé son arrestation à la mi-juin et donné son feu vert à sa déclaration comme personne recherchée dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Les circonstances exactes de son interpellation demeurent toutefois sujettes à débat. Certains médias situent l’opération à l’aéroport international Akanu Ibiam d’Enugu, juste avant son embarquement. D’autres affirment qu’il a été arrêté à son arrivée à l’aéroport international Nnamdi Azikiwe d’Abuja. Cette divergence pourrait s’expliquer par le trajet effectué par l’ancien ministre entre les deux villes.
Au moment des faits, ni l’ICPC ni les avocats de l’ancien ministre n’avaient publié de déclaration officielle.
Selon des sources aéroportuaires citées par la presse nigériane, Uche Nnaji doit désormais être remis aux enquêteurs pour être entendu. Son recours déposé devant la Cour d’appel d’Abuja contre la décision ayant autorisé son arrestation reste toujours en examen et pourrait influencer la suite de cette procédure judiciaire.
