La condamnation de Pierre Ménès à deux mois d’emprisonnement avec sursis pour agression sexuelle est désormais définitive. Prononcée en avril 2023 par le tribunal correctionnel de Paris, la décision n’a pas pu être remise en cause après le rejet de l’appel de l’ancien chroniqueur de Canal+.
Selon une source judiciaire citée mardi, la cour d’appel de Paris a rendu une ordonnance le 19 août dernier pour constater que l’appel de Pierre Ménès avait été formé hors délai. Il a donc été déclaré irrecevable.
L’ancien journaliste n’ayant pas formé de pourvoi en cassation, sa condamnation est devenue définitive le 1er septembre. Son délai pour exercer un recours est désormais expiré.
Le 19 avril 2023, le tribunal correctionnel de Paris avait reconnu Pierre Ménès coupable d’une partie des faits qui lui étaient reprochés par une vendeuse d’une boutique située sur les Champs-Élysées.
Les faits remontaient à cinq ans avant le procès. La plaignante avait décrit plusieurs gestes qu’elle considérait comme une agression sexuelle. Elle avait notamment affirmé que Pierre Ménès lui avait pris les mains, avant de coller sa poitrine contre la sienne. Elle avait également rapporté qu’il avait désigné ses seins en lui disant « c’est énorme ».
Selon son récit, l’ancien chroniqueur était ensuite passé derrière elle en se frottant contre elle. Au cours de son procès, Pierre Ménès avait rejeté les accusations. Il avait qualifié le dossier de « vide » et évoqué un « coup monté ».
Le tribunal avait toutefois estimé qu’une partie des faits était suffisamment étayée. Les magistrats avaient notamment considéré que « le contact initial » décrit par l’une des vendeuses était corroboré par les images de vidéosurveillance.
Pour les autres faits dénoncés, les juges avaient retenu l’existence d’un doute qu’ils avaient estimé suffisamment important pour écarter la culpabilité.
En prononçant la peine, le tribunal avait indiqué avoir retenu le minimum. Pierre Ménès n’avait par ailleurs pas été inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles. En plus des deux mois d’emprisonnement avec sursis, l’ancien chroniqueur avait été condamné à une peine complémentaire d’un an d’inéligibilité.
