Bill Gates met en garde contre les dangers potentiels de l’intelligence artificielle (IA). Dans un entretien accordé à NBC et publié le vendredi 25 septembre 2026, le cofondateur de Microsoft a appelé les législateurs américains à encadrer davantage le développement de cette technologie. Il estime que son utilisation malveillante pourrait provoquer une catastrophe humaine d’une ampleur considérable.
« L’IA est certainement assez puissante pour conduire à des événements qui pourraient faire un milliard de morts », a déclaré le milliardaire. Il a toutefois précisé qu’il était impossible d’affirmer avec certitude qu’un tel scénario se produira.
Selon Bill Gates, des outils d’IA avancés pourraient tomber entre les mains d’individus ou de groupes malveillants, capables de les détourner à des fins destructrices. Il considère que les capacités de ces technologies représentent un risque majeur, notamment lorsqu’elles sont exploitées sans garde-fous suffisants.
La prise de position de Bill Gates s’ajoute à une série d’alertes formulées ces dernières semaines par plusieurs personnalités du secteur technologique et politique.
Yoshua Bengio, chercheur considéré comme l’un des pionniers de l’intelligence artificielle, a notamment exprimé ses inquiétudes sur la capacité des concepteurs à garder le contrôle de systèmes de plus en plus performants. Jacob Coxon, ancien chercheur chez Anthropic, a également évoqué les risques existentiels associés à cette technologie.
Les préoccupations portent notamment sur la possibilité d’utiliser l’IA pour faciliter la conception ou la diffusion d’agents pathogènes, mais aussi sur ses conséquences économiques et sociales. La suppression de certains emplois, la désinformation et les risques pour la santé mentale figurent parmi les sujets de préoccupation.
Vers un encadrement plus strict ?
Face à ces risques, Bill Gates plaide pour une intervention des pouvoirs publics afin de mieux encadrer le développement de l’intelligence artificielle. Il appelle les législateurs américains à ne pas laisser les entreprises du secteur définir seules les règles applicables à leurs technologies.
Le débat porte désormais sur les moyens de limiter les usages dangereux de l’IA sans freiner ses applications bénéfiques dans des domaines comme la santé, la recherche scientifique ou l’éducation.
Si les scénarios évoqués par Bill Gates relèvent de risques potentiels et non de conséquences certaines, ses déclarations illustrent l’intensification des discussions internationales sur la sécurité et la gouvernance de l’intelligence artificielle.
