Invitée de l’émission « Point de vue » sur la RTS, Aminata Touré, superviseure générale de Kiiraay, a livré une déclaration qui semble viser le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, sans jamais le citer directement, rapporte Les Échos.
L’ancienne Première ministre a affirmé avoir été témoin d’une intervention d’une « haute personnalité » qui lui aurait demandé de « compléter votre déclaration ». Interrogée à plusieurs reprises par le journaliste Omar Gning sur l’identité de cette personne, Aminata Touré a refusé de donner davantage de précisions.
Cette réponse énigmatique a toutefois alimenté les spéculations autour du président de Pastef, dans un contexte marqué par les débats sur la déclaration de patrimoine des hauts responsables publics.
« Mieux vaut faire ce qu’on prêche »
Aminata Touré a poursuivi son propos par une formule qui semble accentuer la portée politique de son intervention : « mieux vaut faire ce qu’on prêche ». Sans préciser davantage sa cible, elle a également dénoncé la tendance à transformer des questions qu’elle juge essentielles en « outils populistes ».
Ses déclarations tombent au lendemain du vote, par l’Assemblée, d’une réforme qui alourdit les obligations de déclaration et de publicité du patrimoine des plus hautes autorités.
Désormais, le texte concerne aussi le patron de l’Assemblée et le chef du gouvernement. Dans ce climat de transparence forcée, la sortie de l’ex-Première ministre résonne avec d’autant plus de force qu’elle évite soigneusement de désigner nommément sa cible.
