Au Sénégal, une séance pour l’examen du projet de révision de la Constitution a viré à la confrontation à l’Assemblée nationale. Une vive altercation a eu lieu entre le député Abdou Mbow, porte-parole du groupe Takku Wallu et les députés du Pastef. Les gendarmes ont ensuite évacué Mbow.
Les tensions sont apparues au cours des discussions sur le projet de révision de la Constitution. Abdou Mbow a contesté le déroulement des débats et a exprimé son désaccord avec la manière dont les échanges étaient conduits. Malgré les appels lancés par le président Ousmane Sonko, le député a refusé de regagner son siège, maintenant sa position au sein de l’hémicycle.
Face à cette situation, le président de l’Assemblée nationale a fait intervenir les éléments de la gendarmerie présents dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation du parlementaire sous les regards des autres élus. La scène, particulièrement inhabituelle dans l’hémicycle, a rapidement suscité de nombreuses réactions parmi les députés présents.
À la suite de cette intervention, les membres du groupe parlementaire Takku Wallu ont quitté la salle en signe de protestation. Ils ont annoncé leur décision de boycotter la séance, car ils dénoncent le traitement réservé à leur collègue et ils estiment que les conditions d’un débat serein ne sont plus réunies.
La réforme constitutionnelle a déjà mis le feu aux poudres à l’Assemblée avant même cet incident. Depuis des jours, les échanges entre majorité et opposition sont tendus sur ce texte sensible.
L’évacuation d’un député par les forces de sécurité reste un fait rare dans l’histoire récente du Parlement sénégalais. Cet épisode reflète bien le climat de tension autour de l’examen de cette révision constitutionnelle. La majorité et l’opposition ont des positions diamétralement opposées sur plusieurs dispositions du projet.
Le boycott du groupe Takku Wallu risque désormais de compliquer la poursuite des débats parlementaires. Les prochains échanges seront particulièrement suivis, tant par les acteurs politiques que par l’opinion publique, qui attend de voir si un dialogue pourra être renoué afin d’éviter une aggravation des tensions au sein de l’institution parlementaire.
