Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a fixé le cap pour l’année 2026 à l’occasion de la remise des cahiers de doléances des centrales syndicales, vendredi au palais de la République. Après avoir rappelé l’importance du respect de la trêve sociale (une exigence majeure de crédibilité selon lui), le chef de l’État a détaillé six priorités claires pour l’année en cours.
Premièrement, finaliser les réformes structurantes, à savoir l’adoption des nouveaux codes du travail et de sécurité sociale par l’Assemblée nationale, la poursuite de la réforme des retraites et la modernisation du cadre juridique de la Fonction publique.
Deuxièmement, renforcer la protection sociale en l’étendant aux travailleurs de l’économie informelle et en consolidant la viabilité des régimes de retraite. Troisièmement, améliorer le pouvoir d’achat par la poursuite de la régulation des prix et des réformes fiscales plus équitables.
Quatrièmement, promouvoir l’emploi et l’employabilité avec la mise en œuvre effective de la politique nationale de l’emploi, déjà adoptée en Conseil des ministres. Cinquièmement, consolider le dialogue social par l’institutionnalisation des concertations tripartites et l’installation effective des comités de dialogue social au sein des ministères.
Sixièmement et enfin, renforcer les capacités de l’administration du travail, notamment par la création rapide d’un Fonds d’intervention de l’administration du travail, un outil opérationnel destiné à prévenir et gérer les conflits sociaux.
Le président a conclu par un appel à la responsabilité de tous, résumant sa vision en une formule selon laquelle la stabilité sociale repose sur un équilibre exigeant entre les engagements de l’État, les responsabilités des partenaires sociaux et le respect des règles du dialogue.
Il a par ailleurs, réaffirmé l’engagement de l’État à respecter ses obligations, tout en invitant syndicats et employeurs à préserver le climat de confiance, « condition essentielle du progrès économique et social ».
