Une enquête aux multiples ramifications secoue la ville de Thiès au Sénégak. S. Sow, 44 ans, a été arrêté puis déféré au parquet. Il est poursuivi pour enlèvement, viol présumé, usurpation de fonction et détention de contenus intimes de plusieurs femmes sans consentement.
Les faits prennent racine sur les réseaux sociaux. La victime présumée, K. Bâ, 20 ans, explique avoir noué une relation virtuelle avec un homme qui se présente sous le nom de « Chérif Bâ ». Après plusieurs échanges, elle accepte une rencontre le 1er mai. Un déplacement facilité par un transfert de 2 000 francs CFA via mobile money.
Arrivée à Thiès avec son nourrisson, la jeune femme est conduite dans un hôtel. Selon son récit, la situation bascule rapidement. Elle affirme avoir refusé une relation sexuelle avant d’être contrainte. Elle parvient ensuite à alerter sa sœur puis à quitter la chambre pour demander secours à la réception.
Hospitalisée, elle livre aux enquêteurs un témoignage détaillé. Les policiers découvrent également des éléments sensibles sur le téléphone du suspect, notamment des vidéos intimes d’autres femmes, laissant présumer l’existence d’autres victimes.
Une seconde femme entendue par les enquêteurs confirme un mode opératoire similaire. Elle évoque une relation avancée jusqu’à des projets de mariage, avant la disparition soudaine de l’homme après des promesses financières.
L’affaire prend une autre dimension avec le témoignage d’un gérant de bar. Celui-ci affirme que S. Sow s’est présenté comme un procureur en exercice pour consommer sans régler une addition de plus de 44 000 francs CFA.
Face aux accusations, le mis en cause reconnaît certains échanges avec la plaignante mais conteste toute contrainte, évoquant une relation consentie. L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue des faits et identifier d’éventuelles autres victimes.
Une affaire aux contours encore flous, mais déjà marquée par une accumulation d’indices et de témoignages à charge.
