Le Venezuela est plongé dans le deuil. La présidente par intérim Delcy Rodríguez a décrété, mercredi 1er juillet, sept jours de deuil national après le double séisme qui a frappé la côte nord du pays. Le bilan humain continue de s’alourdir, tandis que les opérations de recherche se poursuivent dans des conditions extrêmement difficiles.
Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités, près de 2 300 personnes ont perdu la vie depuis les secousses survenues le 24 juillet. Des dizaines de milliers d’habitants restent portés disparus, et plus de 11 000 blessés ont été recensés.
Sur le terrain, la situation demeure critique. Les infrastructures ont été lourdement endommagées et les capacités d’accueil sont insuffisantes. Sur les 50 centres d’hébergement mis en place, les autorités ne parviennent pas à répondre aux besoins de plus de 12 000 déplacés.
De nombreuses familles ont été contraintes de s’installer dans des espaces publics, dormant dans des parcs ou sur des ronds-points, sous des abris de fortune ou à ciel ouvert. Les pluies récentes et un violent orage ont encore aggravé leur vulnérabilité.
Les secours, débordés, peinent à atteindre certaines zones isolées de l’État de La Guaira. Plusieurs habitants dénoncent un manque de coordination et une réponse jugée insuffisante face à l’ampleur de la catastrophe.
Une réponse gouvernementale sous pression
Face à la crise, le gouvernement a annoncé la création d’une commission présidentielle chargée d’accélérer la réhabilitation et la reconstruction des logements détruits. Mais sur le terrain, les résultats tardent à se concrétiser.
Les autorités reconnaissent la dépendance accrue à l’aide internationale. Plusieurs partenaires étrangers et agences humanitaires participent aux opérations de secours et d’assistance aux sinistrés.
Les deux séismes, de magnitude 7,2 et 7,5, ont provoqué des destructions massives dans le nord du pays. Selon des analyses satellitaires relayées par la NASA, près de 58 000 bâtiments auraient été endommagés ou détruits.
Les États-Unis ont également annoncé un soutien financier de 300 millions de dollars, destiné aux ONG et aux agences humanitaires mobilisées sur place.
