La dernière épidémie d’Ebola en Afrique a dépassé les 10 000 cas confirmés, dont la grande majorité en République démocratique du Congo (RDC). Les autorités sanitaires congolaises ont fait état, mardi, de 10 060 personnes infectées et de 4 887 décès depuis le début de l’épidémie en mai.
La RDC, vaste pays d’Afrique centrale, fait face à l’épidémie la plus meurtrière de son histoire. Selon les chiffres de son système de santé, 2 684 personnes ont toutefois survécu à la maladie.
Avec près de 5 000 décès pour 10 060 cas recensés, le taux de létalité avoisine les 49 %. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la crise sanitaire et les difficultés rencontrées par les équipes mobilisées sur le terrain.
L’épidémie ne se limite plus à la RDC. Des cas ont également été détectés au Kenya, au Nigeria et en Ouganda. Face à cette propagation dans plusieurs régions du continent, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné la complexité de la riposte.
L’extension géographique de l’épidémie complique la surveillance sanitaire et la coordination des mesures de prévention. Elle impose aux pays concernés de renforcer la détection des cas, le suivi des contacts et les dispositifs de prise en charge.
L’absence de vaccin approuvé contre la souche de Bundibugyo
La riposte se heurte à un obstacle majeur, celui de l’absence de vaccin ou de traitement spécifiquement approuvé contre la souche de Bundibugyo, responsable de cette épidémie. Cette particularité limite les moyens médicaux disponibles pour prévenir les infections et traiter la maladie.
Le virus aurait circulé pendant plusieurs semaines avant sa détection dans la province d’Ituri, au nord-est de la RDC. Cette découverte a marqué le début de la 17e épidémie d’Ebola enregistrée dans le pays.
Dans ce contexte, la rapidité du dépistage, l’isolement des personnes infectées et la coordination entre les autorités sanitaires demeurent essentiels pour limiter la transmission du virus.

