Près d’un test de paternité sur quatre réalisé par Smart DNA Nigeria s’est révélé négatif au cours de la période 2025-2026, selon le dernier rapport annuel de l’entreprise. Le document fait état d’un taux de 23,6 % de résultats négatifs parmi les tests effectués.
Dans un communiqué publié dimanche 23 août à Lagos, Smart DNA Nigeria précise que ce chiffre signifie que, dans les dossiers concernés, l’homme testé n’était pas le père biologique de l’enfant.
L’entreprise appelle toutefois à la prudence dans l’interprétation de ces données. Le taux de 23,6 % ne permet pas d’affirmer qu’un enfant nigérian sur quatre n’est pas biologiquement lié à l’homme considéré comme son père. Les personnes qui sollicitent ces tests ont souvent déjà des doutes ou des raisons personnelles de vérifier leur filiation.
Le rapport montre par ailleurs que le recours aux tests ADN répond principalement à des préoccupations personnelles. Les tests dits de « tranquillité d’esprit » représentent 87 % des analyses réalisées. Ils sont effectués à l’initiative des particuliers, en dehors d’une procédure judiciaire, administrative ou liée à l’immigration.
Cette proportion a progressé par rapport à la précédente période de référence, où elle s’établissait à 83,7 %. Les tests liés à l’immigration représentent 9,7 % des dossiers, contre 1,9 % pour les procédures juridiques.
Les tests de filiation entre oncles et enfants comptent pour 1 % des cas, tandis que les tests prénataux représentent 0,4 %.
Les hommes de plus de 30 ans majoritaires
Le rapport met aussi en évidence le profil des personnes qui sollicitent ces analyses. Les hommes âgés de 41 ans et plus représentent 48 % des dossiers masculins pour lesquels l’âge a été renseigné. Ceux âgés de 31 à 40 ans constituent 35,8 % supplémentaires.
Au total, les hommes de plus de 30 ans représentent ainsi 83,8 % des clients masculins concernés par les tests ADN.
Du côté des enfants, les moins de cinq ans constituent la majorité des personnes testées, avec 59,5 % des cas. Une proportion qui reste quasiment stable par rapport à la précédente période de référence.
Pour Smart DNA Nigeria, cette forte présence de jeunes enfants parmi les personnes testées pourrait traduire la volonté de certaines familles de clarifier rapidement les questions liées à la filiation. Le rapport ne permet toutefois pas de déterminer précisément les raisons qui poussent les familles à effectuer ces démarches.
Les chiffres publiés témoignent surtout d’un recours croissant aux tests ADN pour répondre à des interrogations personnelles sur la paternité. Ils ne peuvent, à eux seuls, être extrapolés à l’ensemble de la population nigériane.
