Arsenal a validé son billet pour la finale de la Ligue des champions au terme d’une demi-finale retour haletante (1-0, 2-1 sur l’ensemble des deux manches). Les Gunners, solides et réalistes, ont su faire plier une équipe madrilène courageuse mais trop limitée offensivement. Voici les tops et les flops de cette soirée européenne.
Les tops
Declan Rice, le patron absolu
L’Anglais a livré une prestation majuscule. Véritable patron du milieu de terrain, il a couvert chaque centimètre de pelouse, repoussant une tentative de but quasi certaine de Giuliano Simeone en première période. Son leadership et sa solidité défensive ont permis à Arsenal de verrouiller la qualification.
Gabriel Magalhães, le guerrier
Le Brésilien a réalisé un match héroïque. Après une mauvaise relance de Saliba et une sortie manquée de Raya, il a sauvé un but quasiment fait avant de dégager un ballon chaud devant sa ligne. Une prestation de guerrier qui a maintenu Arsenal en vie alors que l’Atlético poussait en début de seconde période.
Bukayo Saka, l’homme du destin
Peut-être pas à 100 % physiquement, l’ailier anglais s’est pourtant trouvé au bon endroit au bon moment. Il a repris le ballon repoussé par Jan Oblak pour offrir la qualification aux Gunners. Toujours dangereux même lorsqu’il était pris à deux ou trois adversaires, il a fait la différence sur son seul vrai ballon chaud.
Myles Lewis-Skelly, la surprise
Le jeune homme de 19 ans, titularisé en milieu de terrain, a été l’une des grandes surprises de la soirée. Malgré l’enjeu immense, il a fait preuve d’une aisance technique remarquable pour se défaire du pressing adverse et a constamment cherché à jouer vers l’avant. Un pari risqué de Mikel Arteta qui a parfaitement fonctionné.
Les flops
Le duo Griezmann – Alvarez, fantômes offensifs
Les deux stars offensives colchoneras ont été totalement neutralisées. Antoine Griezmann, émoussé par la saison, n’a jamais réussi à faire la différence. Julián Alvarez, diminué physiquement par les blessures à répétition, est passé totalement inaperçu avant d’être remplacé. L’Atlético a payé cher l’inefficacité de son attaque.
Riccardo Calafiori, le maillon faible
Sorti à l’heure de jeu, l’Italien a souffert sur son côté, régulièrement débordé par les combinaisons de Llorente et Simeone. Il fut également brouillon dans ses interventions, parfois en retard et heureux d’avoir bénéficié d’une faute sifflée avant son tacle dangereux dans la surface.
Les entrants offensifs madrilènes, l’impuissance
Sørloth, Cardoso et Molina, entrés en cours de jeu, n’ont pas eu l’impact escompté. Alexander Sørloth a notamment gâché une occasion nette en fin de match, symbolisant à lui seul l’impuissance offensive des Madrilènes.
Le tournant du match
Au retour des vestiaires, alors que l’Atlético dominait, Giuliano Simeone a dribblé Raya mais a buté sur le retour héroïque de Gabriel Magalhães. Dans la foulée, Raya a claqué une frappe de Griezmann. Arsenal aurait pu sombrer, mais la défense a tenu bon. Le bloc madrilène, physiquement émoussé, a ensuite subi la maîtrise anglaise. L’absence de fraîcheur et de folie technique en attaque a condamné l’Atlético à une énième désillusion européenne. Arsenal, lui, poursuit son rêve et attend désormais son adversaire en finale.
