Évangile du jour : « Demeurez en moi, comme moi en vous »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 10-17)

En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.

Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Les paroles des Papes

Les sarments sont unis à la vigne et puisent leur nourriture en elle, permettant ainsi au fruit de germer et de croître. De même, les disciples sont unis au Seigneur et, grâce à cette union existentielle, ils peuvent œuvrer spirituellement et porter du fruit : « De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. » (Jn 15, 4). Les sarments n’ont pas de vie propre : ils ne vivent que s’ils restent unis à la vigne qui les a engendrés. Leur vie est identique à celle de la vigne. Une seule sève circule entre eux ; la vigne et les sarments portent le même fruit. Ainsi, un lien indissoluble les unit, symbolisant parfaitement le lien entre Jésus et ses disciples : « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jn 15, 4). Si tous les sarments partagent la même sève avec la vigne, ils sont également liés entre eux par une communion mutuelle. De cette communion de vie naît le besoin de communion dans l’amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15, 12). Un amour fort, sans limites ni frontières, que Jésus unit à sa mort souffrante pour racheter ses « amis », les disciples qui ont cru en lui : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15, 13). (Jean-Paul II, audience générale du 25 janvier 1995)

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