lundi 12 janvier 2026

Évangile du jour : Maître, laisse-le encore cette année

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

(Lc 13, 1-9)

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »

Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?” Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Paroles du saint père

Que représente cette parabole? Que représentent les personnages de cette parabole?

Le maître représente Dieu le Père et le vigneron est l’image de Jésus, tandis que le figuier est le symbole de l’humanité indifférente et desséchée. Jésus intercède auprès du Père en faveur de l’humanité — et il le fait toujours — et il le prie d’attendre et de lui accorder encore du temps, pour que puissent germer en elle les fruits de l’amour et de la justice. Le figuier que le patron de la parabole veut arracher représente une existence stérile, incapable de donner, incapable de faire le bien.

Il est le symbole de celui qui vit pour lui-même, rassasié et tranquille, bercé par son confort, incapable de tourner le regard et le cœur vers tous ceux qui sont à côté de lui et se trouvent dans des conditions de souffrance, de pauvreté, de malaise. A cette attitude d’égoïsme et de stérilité spirituelle, s’oppose le grand amour du vigneron pour le figuier: il fait attendre le maître, il est patient, il sait attendre, il lui consacre son temps et son travail. Il promet au maître de prendre particulièrement soin de cet arbre malheureux.

Et cette similitude avec le vigneron manifeste la miséricorde de Dieu, qui nous laisse un temps pour la conversion. Nous avons tous besoin de nous convertir, de faire un pas en avant, et la patience de Dieu, la miséricorde, nous accompagne dans cela. Malgré la stérilité, qui marque parfois notre existence, Dieu est patient et nous offre la possibilité de changer et de faire des progrès sur la route du bien.

Mais le délai imploré et accordé dans l’attente que l’arbre fructifie finalement, indique aussi l’urgence de la conversion. Le vigneron dit au maître: «Laisse-le encore cette année» (v. 8). La possibilité de la conversion n’est pas illimitée; c’est pourquoi il est nécessaire de la saisir tout de suite; sinon elle serait perdue pour toujours. (Angélus, 24 mars 2019)

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