Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 23, 1-12)
En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »
Les paroles des Papes
« Rien n’est impossible à Dieu… » (Lc 1, 37). Dans la liturgie d’aujourd’hui, l’Église reprend ces paroles, désirant honorer le mystère de l’Immaculée Conception de Marie. Elle reprend les paroles de l’Annonciation, les paroles de Gabriel, dont le nom signifie : « Ma puissance, c’est Dieu. » (…) Seule cette toute-puissance qui aime, seule la puissance infinie de l’amour, peut expliquer que Dieu le Verbe, Dieu le Fils, se soit fait homme. Seule cette toute-puissance qui aime, seule la puissance insondable de l’amour de Dieu, peut expliquer que la Vierge – fille de parents et de générations humaines – devienne la Mère de Dieu. Pourtant, cela lui était incompréhensible : « Comment cela se fera-t-il, puisque je suis sans lien de sang ? » (Lc 1, 34). Mais « rien n’est impossible à Dieu ! » (…) Puisque l’omnipotence du Père Éternel et la puissance infinie de l’amour, unies à la puissance du Saint-Esprit, ont permis au Fils de Dieu de s’incarner dans le sein de la Vierge de Nazareth, cette même puissance, en considération des mérites du Rédempteur, préserve sa Mère du péché originel. (…) « Rien n’est impossible à Dieu ! ». (Jean-Paul II, Homélie, 8 décembre 1981)
