En Italie, la police économique et financière de Milan a démantelé un vaste réseau de prostitution qui proposait des soirées « après-match » tout compris à des footballeurs de Serie A, rapporte lundi La Gazzetta dello Sport. Quatre hommes, organisateurs de ces soirées, ont été arrêtés pour « complicité et exploitation de la prostitution » ainsi que « blanchiment d’argent ».
L’enquête, menée conjointement avec le parquet de Milan, a révélé l’existence d’une société d’organisation d’événements qui proposait à une clientèle fortunée des formules incluant des soirées en discothèque suivies de nuits dans des hôtels de luxe, avec les services d’escortes de luxe. Ces jeunes femmes, italiennes et étrangères, étaient âgées de 18 à 30 ans. Du « gaz hilarant » (protoxyde d’azote) était également consommé lors de ces soirées.
Selon les enquêteurs, « un nombre significatif de footballeurs de Serie A », résidant à Milan et ailleurs, auraient eu recours à ces services. Plusieurs joueurs évoluant à l’AC Milan et à l’Inter Milan seraient impliqués, bien qu’aucun nom n’ait encore été officiellement divulgué. D’autres sportifs, dont un pilote de Formule 1, ainsi que des personnalités du monde des affaires et du spectacle, figurent également parmi les clients.
Un chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros
Au total, une cinquantaine de clients fortunés seraient impliqués dans cette affaire. Le réseau aurait généré un chiffre d’affaires de plus de 1,2 million d’euros. Les soirées étaient facturées plusieurs milliers d’euros aux participants.
L’enquête, qui a duré plusieurs mois, a permis de remonter la filière jusqu’à ses organisateurs. Les quatre hommes arrêtés sont actuellement en détention provisoire. Ils devront répondre de leurs actes devant la justice italienne.
Les clubs milanais, qui n’ont pas encore réagi officiellement, pourraient être amenés à s’expliquer si les noms de leurs joueurs venaient à être cités dans la procédure. L’enquête se poursuit pour déterminer l’ampleur exacte du réseau et identifier l’ensemble des clients impliqués. La justice italienne, elle, promet de ne faire aucun cadeau.

