Le feuilleton du Parc des Princes n’en finit plus de rebondir. Ce mardi, les élus de la mairie de Paris ont voté en faveur d’une reprise des contacts avec le PSG pour envisager la vente du stade, toujours propriété de la Ville de Paris. La décision signe une rupture nette avec les années de blocage qu’a connues la capitale sous le mandat d’Anne Hidalgo, laquelle s’était toujours opposée avec fermeté à la moindre cession de l’enceinte.
Face à cette impasse, le club de la capitale avait sérieusement envisagé de quitter le Parc pour s’installer dans un tout nouveau stade en banlieue. Mais l’arrivée d’Emmanuel Grégoire à la tête de la mairie change la donne. Le nouveau maire a donné son feu vert pour rouvrir les discussions, et les élus, réunis en conseil exceptionnel, l’ont autorisé à renouer le dialogue avec les dirigeants parisiens. De leur côté, selon RMC Sport, les représentants du PSG se sont dits « disposés à rouvrir des discussions ».
Devant les élus, Emmanuel Grégoire a martelé son argumentaire. « Laisser partir le PSG serait une faute politique, sportive et historique. Les Parisiens ne le comprendraient pas et Paris serait perdant », a-t-il déclaré. Un discours qui a visiblement porté ses fruits.
Reste que la Ville entend poser ses conditions. Les élus exigent notamment le développement des transports autour du stade et refusent la création d’un nouveau centre commercial à proximité. « Le PSG au Parc oui, un PSGLand à Saint-Cloud, c’est non. Le projet doit servir aux Parisiens, pas être un élément de sport business et de soft power pour le Qatar », a tranché Guillaume Durand, maire écologiste et social du XIVe arrondissement.
La balle est désormais dans le camp des deux parties. Reste à savoir si cette volonté politique se traduira par une vente effective dans les prochains mois.

