Les célébrations des récentes victoires du Paris Saint-Germain en Ligue des champions ont été émaillées par de nombreuses violences urbaines, à Paris comme dans plus de 70 villes françaises. Selon une étude du think tank Le Millénaire, le coût global des dégâts s’élèverait à 104,6 millions d’euros, une facture lourde qui soulève déjà des interrogations sur son impact pour les finances publiques.
Ces estimations reposent sur trois principaux postes de dépenses. D’abord, près de 20 millions d’euros seraient liés à la mobilisation des forces de sécurité, notamment la police, la gendarmerie et les services de secours déployés lors des rassemblements. Ensuite, les dégradations matérielles représentent une part importante du préjudice et touchent aussi bien les commerces et restaurants que les biens publics et les infrastructures urbaines.
Enfin, le poste le plus conséquent concerne les assurances. Le think tank évalue à environ 50 millions d’euros la hausse des coûts liés à la revalorisation des primes, conséquence directe des sinistres enregistrés pendant les soirées de célébration.
Invité à s’exprimer sur ces chiffres, Matthieu Hocque, directeur général du Millénaire, souligne l’ampleur du phénomène et ses répercussions économiques. « Les dépenses liées à la sécurité et à la propreté sont supportées par l’État, donc par le contribuable via l’impôt. À cela s’ajoutent les coûts assumés par les assureurs et les commerçants, qui voient parfois leurs primes augmenter après de tels événements », a-t-il expliqué au micro de CNEWS.
Au-delà des chiffres, la question du financement de ces débordements revient avec insistance. Dans l’immédiat, ce sont les finances publiques qui absorbent une large partie du choc, tandis que les professionnels assurés et les victimes indirectes doivent également faire face à des hausses de coûts.
Toutes les préfectures n’ont pas encore finalisé leurs remontées de données, ce qui laisse penser que le montant total des dégâts pourrait encore augmenter dans les prochaines semaines.
