Moyen-Orient : l’Iran ferme le robinet, pas de pétrole tant que la guerre continue

Les forces iraniennes « n’autoriseront pas l’exportation d’un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu’à nouvel ordre », a déclaré Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution, cité par l’agence Tasnim.

Cette annonce confirme une situation déjà effective. Depuis le début du conflit, le 28 février, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement près de 20 % du pétrole brut mondial, est quasi à l’arrêt. Plusieurs tankers ont été pris pour cible, des marins ont été tués, et les grandes compagnies maritimes ont suspendu leurs traversées. Les conséquences économiques sont immédiates. Les prix du brut ont brièvement dépassé les 120 dollars le baril lundi avant de redescendre après les déclarations de Trump.

En effet, le président américain n’a pas tardé à réagir. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a adressé un avertissement sans équivoque à Téhéran. « Si l’Iran fait quoi que ce soit pour stopper le flux de pétrole dans le détroit d’Ormuz, ils seront frappés par les États-Unis d’Amérique VINGT FOIS PLUS DUR qu’ils ne l’ont été jusqu’à présent », a-t-il lancé. Il a ajouté que ces frappes viseraient des cibles « facilement destructibles » et rendraient « virtuellement impossible pour l’Iran de se reconstruire en tant que nation ».

« La mort, le feu et la fureur régneront sur eux », a-t-il poursuivi, non sans ironie, en présentant cette mise en garde comme « un cadeau des États-Unis d’Amérique à la Chine et à toutes les nations qui utilisent abondamment le détroit d’Ormuz ». Une façon de souligner que Washington défend aussi les intérêts des grands importateurs asiatiques, privés d’approvisionnement.

Paradoxalement, dans le même temps, Donald Trump a estimé que la guerre touchait à sa fin. Interrogé par CBS News, il a déclaré que les opérations étaient « très complètes », que l’Iran n’avait « plus de marine, plus de communications, plus d’armée de l’air ». Une analyse que Téhéran conteste vigoureusement.

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