Juan López : le secret de cet homme de 82 ans au corps de 20 ans intrigue la science

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Santé Juan López corps jeune de 20 ans

Juan López avait 66 ans lorsqu’il a enfilé pour la première fois une paire de baskets pour aller courir. Aujourd’hui âgé de 82 ans, il a battu plusieurs records du monde en ultra-distance dans sa catégorie d’âge. Mais ce qui fascine les scientifiques, c’est que son âge métabolique (c’est-à-dire l’âge réel de son organisme) équivaut à celui d’une personne d’une vingtaine d’années.

Juan ne dispose pourtant que de peu de temps pour s’entraîner. Il passe ses journées à s’occuper de son épouse, Mari, malade. Chaque après-midi, une fois qu’elle est installée confortablement, il s’accorde deux à trois heures de course. Le dimanche, il sort avec un groupe d’amis pour de longues distances.

À 82 ans, il a pulvérisé le record du monde du 50 km pour les plus de 80 ans, bouclant la distance en 4 h 47 min 39 s, soit près de 49 minutes de moins que l’ancien record. Il maintient une moyenne de 5 min 44 s par kilomètre, une performance exceptionnelle pour son âge.

Les secrets de sa longévité

Le docteur Julián Alcázar, chercheur à l’université de Castille-La Manche, étudie Juan depuis trois ans. Selon lui, ce qui caractérise son organisme, c’est « une grande efficacité cardiorespiratoire en termes d’utilisation de l’oxygène pour produire de la force ». Ses muscles brûlent les graisses avec une efficacité remarquable, ce qui lui permet d’économiser les glucides pour les efforts intenses.

Si les scientifiques admettent que Juan a eu la chance de ne souffrir d’aucune maladie congénitale grave, ils soulignent que cela n’explique qu’une infime partie de son cas.

Avant la course à pied, Juan a mené une brillante carrière de mécanicien automobile. À 11 ans, il bricolait déjà des voitures. Il a monté son propre garage et, à la soixantaine, a construit de ses mains un prototype de course avec lequel il a participé à l’autocross de Castille-La Manche.

« Si Juan avait exercé un métier de bureau, nous serions peut-être en train de dire qu’il aurait souffert d’autres problèmes de santé », explique le docteur Alcázar.

Le secret : la constance, pas l’intensité

Pour le chercheur Alcázar, l’élément clé est la capacité à maintenir l’exercice sur la durée. « Le meilleur programme d’entraînement ne sert à rien s’il n’est pas suivi. Si tu n’es pas capable de le faire pour le reste de ta vie, cela ne sert à rien », précise le docteur.

« Faire du sport à notre âge, c’est très bien, mais avec le chronomètre, ce n’est plus aussi bien. Si tu fais cet exercice pour rester en forme, c’est beaucoup plus sain », ajoute Juan Lópe.

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