Ce mercredi à Pretoria, l’audience judiciaire a pris un tournant dramatique. Des enquêteurs sud-africains ont qualifié Kemi Seba de « personne très dangereuse ». Selon leurs déclarations relayées pendant les débats, l’activiste panafricaniste béninois serait activement recherché à la fois par Cotonou et Paris.
D’après les dépositions des enquêteurs lues à l’audience, Kemi Seba a été arrêté lors d’une opération avec des policiers sous couverture. Ces derniers se faisaient passer pour des agents de sécurité privée qui allaient l’aider à passer clandestinement la frontière vers le Zimbabwe. L’activiste aurait ainsi tenté de quitter l’Afrique du Sud par des moyens illégaux.
La procureure s’oppose à la libération sous caution
Au cours de la même audience, la procureure s’est opposée à la demande de libération sous caution déposée par la défense. Elle a indiqué que le mis en cause a planifié des « attaques terroristes », sans toutefois fournir de détails supplémentaires. La magistrate a estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour accorder une libération provisoire.
Kemi Seba avait été arrêté en Afrique du Sud dans le cadre d’une procédure d’extradition engagée par les autorités béninoises. Il est poursuivi pour des propos jugés hostiles à l’État béninois. La France aurait également émis un mandat d’arrêt contre lui, selon les enquêteurs sud-africains.
Affaire à suivre.

